Biodiversité et patrimoine

Plantation d’espèces locales

DESCRIPTION DE LA PRATIQUE

Utiliser des espèces indigènes ou des espèces exotiques non envahissantes présente plusieurs avantages. Les espèces indigènes sont adaptées aux conditions locales (climat, sol, pollinisateurs, etc.). Elles soutiennent donc mieux la biodiversité en offrant un habitat et une nourriture aux espèces locales (insectes, oiseaux, etc.). Elle sont déjà adaptées au climat local et ont généralement des besoins en eau et en entretien moins élevés. Cela permet de réduire l’arrosage et l’usage de produits chimiques (comme les pesticides et fertilisants). Les espèces exotiques non envahissantes, bien que introduits d’autres régions, ne représentent pas une menace pour l’écosystème local et n’envahissent pas les habitats naturels. Les espèces exotiques envahissantes peuvent se propager rapidement et étouffer les espèces indigènes, en compétitionnant pour les ressources (eau, nutriments, lumière) ou en perturbant les chaînes alimentaires locales. Cela peut entraîner une perte de biodiversité et perturber les équilibres écologiques, pouvant nécessiter des campagnes d’éradication. 

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exemple de réalisation

L’association Keyll Forêt Jardin a pour mission de transformer un ancien terrain de poulailler de 2 hectares, situé à Landévant en un lieu emblématique de production et d’éducation durable. Le projet repose sur un modèle novateur de forêt-jardin, axé sur l’autonomie alimentaire, la préservation de la biodiversité et l’éducation populaire. Il est donc tout naturel pour les propriétaires d’utiliser des essences indigènes. Ils entretiennent par exemple une lande qui constitue un patrimoine biologique et historique de grande valeur pour la région. Ils plantent également des variétés locales de légumes, comme la mâche locale, qui, contrairement à la laitue, est mieux adaptée aux conditions hivernales. Sur leur terrain, on trouve également de l’argousier, un arbuste épineux très connu dans notre flore locale, et ils ont planté de l’aubépine, du tilleul, du houx et de nombreuses autres essences indigènes.

Le Camping Le Relais de l’Océan  à St-Pierre Quiberon fait partie du réseau UNAT pour un tourisme social et solidaire. L’UNAT Bretagne publie, en collaboration avec l’UBHPA (Union Bretonne de l’Hôtellerie de Plein Air), un guide sur les plantes adaptées au changement climatique. Le camping a déjà commencé à respecter ces critères lors du choix des végétaux à planter.

ressources

  • Végétal local

    Liste des producteurs proposant des graines, des plants, des pots ou des boutures par région

  • Fondation pour la nature et l’homme

    Guide pour choisir les plantes adaptées à chaque région

  • UNAT

    Tourisme Social et Solidaire - Guide sur les végétaux adaptés aux changements climatiques

  • UBHPA

    organisation professionnelle qui fédère les syndicats départementaux de l’hôtellerie de plein air de Bretagne

les autres dispositifs déchets

notre recommandation : Utiliser les indicateurs de suivi permet de progresser